Les résultats et ressentis des machines à voter ne sont visiblement pas bon, à en lire les articles dans la presse (01net, Le Monde) et les billets sur la toile. Comment a-t-on pu rater un exercice aussi simple, d’un point de vue fonctionnel, que le vote ?
Les principes régissant le vote sont d’une simplicité enfantine, c’est bien d’ailleurs le but de la manœuvre. Transposer ces règles et usages à un outil informatisé (ou automatisé, car j’ai entendu qu’il ne s’agissait pas d’un ordinateur mais d’un automate électronique) ne paraît pas, pour un novice, relever d’un grand challenge. Je me permets de rappeler que nous sommes capables de construire des avions et des fusées qui fonctionnent, munis de quelques automates ou logiciels informatiques ! Fonctionnellement, quelques assesseurs pourraient facilement transposer les règles afin que des équipes informatiques (ou automatiques) ne le transposent en logiciel.
J’avais cru, benoîtement, que la grosse problématique de l’affaire résidait dans les parties relatives à la sécurité, l’audit du code, la capacité pour les assesseurs de valider les votes et de pouvoir valider qu’il n’y avait pas d’erreur possible, pas dans l’ergonomie de la machine ou dans le temps de traitement.
Finalement, le papier a encore de l’avenir avec des projets de dématérialisation aussi mal gérés.
Si vous avez un peu de temps, jetez un oeil sur la vidéo “Machines à voter = Machines à frauder!” sur DailyMotion, intéressant. Et bien sûr la pétition qui tourne en ce moment et nous invite à rester vigilant.


