En pleine réflexion sur la création d’une nouvelle structure afin de porter un projet innovant, je suis inquiet par les propositions, de certains candidats à l’élection présidentielle, concernant plus particulièrement le droit de licenciement.
Même si les candidats auxquels je fais allusion ici ne sont pas, selon les sondages, dans le tiercé de tête, qu’une telle idée puisse effleurer, même l’ombre d’un instant, l’esprit de certains de mes compatriotes ne me réjouis guère.
Comment, en effet, envisager de faire croître une entreprise par l’embauche si ce processus n’est pas réversible ? Comment envisager une société, dans laquelle le mariage serait l’un des fondamentaux et le divorce impossible. Je ne peux pas, pour ma part, imaginer une entreprise dans laquelle la seule option en cas de coup dur soit le dépôt de bilan, sans qu’il ne puisse y avoir d’autres solutions intermédiaires.
Autant, comme beaucoup, j’ai du mal à admettre que supprimer des postes alors qu’une entreprise fait des bénéfices important soit une bonne solution, alors qu’il y a très certainement moyen de motiver ses collaborateurs à faire évoluer leur carrière si leurs postes ne sont plus adaptés. Autant ne pas disposer de cet outil lorsque la structure est dans une mauvaise posture me semble inacceptable.
Enfin, si on abonde dans le sens de ces propositions, ne peut-on pas également proposer la suppression du droit de démission et ce afin de protéger les employés contre les patrons qui les poussent par violence morale à quitter l’entreprise de leur plein gré ? Ainsi on simplifie grandement les contrats de travail en supprimant toutes les clauses relative à la rupture de celui-ci : « jusqu’à ce que la mort ne nous sépare » me paraîtrait alors la formule la mieux adaptée.


